liens du 15/02/2016 (rapport de la cour des comptes)

Plusieurs chapitres consacrés  aux transports dans le rapport de la cour des comptes :

Rien de réellement nouveau pour qui aura suivi le dossier, mais une intéressante remise en perspective, 5 ans après la fusion.

Quelques éléments notables : des taux de fraudes qui semblent en progression (depuis 2008). Un profil plutôt jeune et masculin. Et des taux plutôt élevés malgré un tarif plutôt bas.

Le taux parisien, de 8,9 % (chiffre de 2008), était le plus élevé de l’échantillon contre respectivement 1 %, 1,9 %, et 2,18 %, pour les réseaux de bus de Londres, Bruxelles et New York en 2009, sans même évoquer le réseau de bus de Singapour qui déclarait un taux de 0,089 %. S’agissant plus spécifiquement du métro, alors que le métro parisien connaît un taux de fraude oscillant entre 3 % et 5 %, il était de 1,5 % (en 2011) sur les réseaux de New York, Londres et Hong- Kong et de 1,1 % à Rome290. Le taux de fraude sur le métro berlinois était certes en 2012 de 6 %, mais ce taux atypique s’explique par l’absence de barrières de contrôle automatique pour accéder au réseau.

L’importance des taux de fraude sur les réseaux d’Île-de-France est d’autant moins explicable que le prix du titre de transport y est significativement plus bas que sur des réseaux étrangers comparables. Ainsi, avec un prix unitaire en 2015 de 1,80 €291, le ticket unitaire de la RATP figure parmi les plus bas d’Europe : il s’établit à 2,10 € à Bruxelles, 2,70 € à Berlin, et environ 2,82 € à Genève et 3 € à Londres. S’agissant des abonnements mensuels, le coût s’établissait en janvier 2015 à 70 € pour les zones 1 et 2. Ceci le situait dans la moyenne basse des capitales européennes pour des forfaits mensuels de couverture géographique similaire : s’il est de 49 € à Bruxelles ou d’environ 66 € à Genève, il est de 79,50 € à Berlin et de 157,82 € pour le réseau central londonien.

D’une façon générale, sont pointés le manque de coordination entre les différents acteurs, voire chez un même transporteur, la difficulté à maintenir une politique cohérente sur la durée, et la complexité (et la faible efficacité) des procédures de recouvrement.

Sans surprise, le coût global de la fraude pour les opérateurs, et in fine pour la collectivité, est pointé.

 

Parmi les insuffisances : certaines lignes restent très dégradées, un indicateur de perception qui se dégrade, des retards dans la maintenance du réseau.